Manon Vincent (Promo 2015)
“J’utilise plus ce que j’ai appris en SI pour des travaux à la maison que mon travail au quotidien car ce n’est pas vraiment lié, mais la filière m’aura permis de comprendre que le travail un peu plus technique me plaisait beaucoup et que l’organisation était un point central du travail de groupe (la preuve, c’est ce que je fais maintenant !). Et aussi qu’en tant que femme, que j’ai tout autant ma place dans la tech et dans la prise de décision que mes collègues masculins 😉
Après le lycée, j’ai fait un DUT informatique option web & app à Orsay puis je suis partie en école de jeux vidéo (directement en 3e année) pour étudier le game design en bachelor puis le marketing et la gestion de projet appliqués au jeu vidéo en master.
Aujourd’hui, je suis Project Coordinator chez Ubisoft Bordeaux depuis 5 ans (après un passage rapide au marketing chez Ubisoft Paris).
J’ai travaillé sur des jeux qui ne verront jamais le jour, mais aussi des projets très cool comme Ghost Recon Wildlands & Breakpoint et Assassin’s Creed Mirage (le jeu principal et la grosse mise à jour de 2025) ! Depuis la mise à jour de Mirage, je gère les équipes features (programmeurs, designers, UI, etc.) et techniques (engine, programmeurs 3D, etc.) : beaucoup de réunions, d’organisation, de discussions pour vérifier que ce qu’on prévoit entre dans nos contraintes de temps et ressources, etc. Je suis un peu un chef d’orchestre qui fait travailler tout le monde ensemble. J’ai même pu récemment présenter le travail de mon équipe à des fans et des journalistes. Ce n’est pas le job qui nous vient en tête en premier quand on pense au jeu vidéo, mais c’est très intéressant et important pour une production.
A côté je fais aussi plein d’autres truc cool, comme des interventions dans des collèges et des lycées pour partager mon métier, mon industrie, et apprendre aux jeunes à faire leurs jeux.”
Clément Reversa (Promo 2016)
Après le lycée, j’ai voulu continuer dans l’électronique et l’embarqué. DUT, Licence, Master a la fac d’Évry spé en aéronautique et spatial. Pour mon stage, je suis descendu a Toulouse, pour travailler a l’ONERA ou j’ai découvert une super ville, avec plein de boulots dans ce domaine et j’y suis donc resté. J’ai aujourd’hui 3 ans d’expérience dans le développement embarqué (en C et ADA, mais aussi Python et JAVA pour les tests !).
Dans une ESN, j’ai fais deux ans sur le satellite MSR-ERO (Projet ESA-NASA a la base, aujourd’hui seulement ESA). Je m’occupais du logiciel vol, c’est a dire l’OS (entre gros guillemets, en fait le logiciel qui gère tous les périphériques du satellite : panneaux solaires, cameras, antennes…). C’est du développement en C, dans des contextes industriels assez contraignant : beaucoup de normes et de rigueur pour satisfaire les besoins d’un appareil a des centaines de milliers de kilomètres !
Ensuite, j’ai voulu me tourner vers l’aéronautique, et j’ai rejoins une seconde ESN depuis novembre 2025, pour travailler sur l’A400M, plus précisément sur le FMS (l’ordinateur central de navigation). Je m’occupe de développer et maintenir l’interface homme machine (les écrans dans le cockpit) de l’avion.
Pour lier avec le lycée, c’est dans vos cours que j’ai appris mes premiers principes fondamentaux de l’ingénierie, comment travailler en équipe et expérimenté mes premiers projets qui ne se déroulent pas comme prévu (le fameux drone Parrot volé, en 2015-2016). J’ai toujours en tête les premières explications sur le fonctionnement des ampli op, vos cours sur les ordres de grandeurs et les unités de mesure, et c’est grâce a la SI que je me suis rendu compte de tout ce que je ne savais pas encore et que j’ai eu envie de poursuivre dans cette voie.
Image : https://actu-aero.fr
Zakaria Nadher (Promo 2019)
C’est Zak 👋 — ancien de la SI, désormais ingénieur en génie civil et responsable de projet immobilier chez JLL à Lyon.
La SI a été mon premier terrain d’ingénierie : des heures passées en labo à optimiser une voiture télécommandée pour qu’elle régule sa vitesse. Un mélange d’électronique, de mécanique, d’informatique… et surtout de réflexion, d’essais, d’erreurs et de petites victoires qui donnent envie d’aller plus loin. Ce projet a planté la graine : comprendre, tester, améliorer — et persévérer.
Aujourd’hui, j’ai simplement changé d’échelle. Je pilote des projets immobiliers et de construction d’envergure, en coordonnant tous les acteurs et tous les sujets : techniques, financiers, juridiques et stratégiques.
En résumé : tout a commencé avec une voiture en SI ; maintenant je fais avancer des bâtiments entiers 🚧🏙️
Comme quoi, une petite voiture peut mener loin 😉
Marie Roman (Promo 2019)
Coucou cher lecteur ou lectrice,
Il y a longtemps (j’abuse, n’est-ce pas ?) j’étais assise à ta place. J’avais choisi cette voie parce que pour moi, le métier d’ingénieur restait sans limite. Tu peux tout faire, dans tous les domaines possibles et imaginables (industrie, agro-alimentaire, chimie, etc.).
Donc, si tu es un peu perdu(e) comme je l’étais, c’est un choix qui ouvre beaucoup de portes.
Après avoir fini le lycée, j’ai intégré l’INSA de Lyon, une école d’ingénieur. Les deux premières années sont communes, puis de nombreuses spécialités sont proposées : Biosciences, Génie Civil, Informatique, Télécom, etc., ainsi que Mécanique (la meilleure pour finir 😉).
Après mon diplôme en Méca, j’ai décidé d’ajouter un petit supplément : un Mastère Spécialisé en Achats et Supply Chain, que j’ai fait en alternance. Aujourd’hui, je travaille chez Orano Projets en tant qu’estimatrice de coûts sur des projets à forte complexité technologique.
Donc voilà, je pense que mon discours a bien démontré mon propos : « ingénieur » est un terme large qui veut tout et rien dire. Ingénieur, c’est surtout un état d’esprit et une manière de réfléchir. Devenir ingénieur(e) t’ouvrira les portes de tous les domaines !
La SI m’a fait voir la construction et la conception autrement : un monde vaste où j’aime créer, concevoir et designer.
Au lycée, j’ai modélisé en 3D un pont pour mon TPE et j’ai adoré étudier les déformations et la résistance dans le temps.
Aujourd’hui, je me spécialise en mécanique & structures et en management de projets industriels à l’IPSA.
J’ai réalisé un stage de 5 mois en Floride (FXE) au contact d’auto-entrepreneurs, pilotes privés et instructeurs : organisation, relation client, sens opérationnel. Actuellement, je travaille sur un projet en partenariat avec FOGO : amélioration des performances via capteurs de présence et détection de fenêtre ouverte intégrés aux radiateurs, avec re-codage du programme associé.
Ce que j’aime : relier la technique aux usages (sécurité, environnement, efficacité) et faire avancer un projet du cahier des charges au terrain.
Prochaine étape : un stage d’ingénieur méthodes chez Air France ou Dassault… et, plus tard, passer mon PPL ✈️.
Message aux élèves :“Osez les options qui vous font peur.” Nouveau langage, nouveau capteur, nouveau rôle : c’est là qu’on apprend le plus.
Franchement, la SI, ça m’a apporté des bases vraiment solides. Maintenant que je suis en BUT GEII (Génie Électrique et Informatique Industrielle), je vois clairement la différence : tout ce qu’on avait vu en électronique et en électricité, je le retrouve aujourd’hui, donc je me sens à l’aise.
Et même en méca, ça m’a servi : par exemple, au semestre 3, on a revu la même chose qu’on avait faite avec lui.
Sans oublier le côté informatique, avec le Python qu’on avait commencé à voir — je le réutilise maintenant en maths.
Honnêtement, je pense que si je n’avais pas fait SI, j’aurais eu beaucoup plus de mal en BUT. Ça m’a bien préparée, et ça m’a surtout donné envie de continuer dans cette voie !
Après avoir découvert la SI, je n’ai jamais pu m’en détacher. De l’option en seconde à la spécialité en terminale, elle a été pour moi une véritable révélation. À la suite de ces trois années de lycée, j’ai intégré l’une des meilleures CPGE PTSI puis PT* de France, où j’ai continué à approfondir ma curiosité pour la SI. J’ai ensuite rejoint une école d’ingénieur généraliste à La Rochelle, avant de m’envoler pour le Maroc afin d’y poursuivre mes deux dernières années d’études.
La SI a toujours représenté pour moi un vaste champ de possibles, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai choisi une formation généraliste.
Je débute aujourd’hui ma spécialisation dans le domaine du BTP, avec pour objectif de poursuivre ensuite vers un PhD sur la résilience des infrastructures face aux séismes et aux tsunamis.
Bonjour, je m’appelle Bopha NOV. J’ai fait la spécialité Sciences de l’Ingénieur (SI) au lycée pendant trois ans et j’ai beaucoup aimé cette formation. Elle m’a appris à être curieuse, à comprendre comment les choses fonctionnent et à travailler en équipe sur des projets.
Aujourd’hui, je suis étudiante en DN MADe Espace – design d’espace en pratique collaborative. C’est le Diplôme National des Métiers d’Art et du Design forme en trois ans des professionnels du design d’espace. Pendant trois ans où l’on apprend à imaginer et concevoir des espaces. On travaille sur beaucoup de projets concrets et variés comme des maquettes , et j’ai des cours de dessin, géométrie, physique, logiciels ( Autocad , skectup , indesign, Photoshop ) informatique, math et humanité .
C’est parfois intense, mais très intéressant et créatif. Après mon DN MADe, j’aimerais continuer en master d’architecture pour approfondir mes connaissances et devenir architecte / architecte d’intérieur .
La SI m’a beaucoup aidée à développer ma logique et ma manière de penser les projets, donc je la recommande à ceux qui s’intéressent à l’architecture ou au design.
Loïck Goupil-Hallay (Pormo 2019)
J’ai suivi une filière Scientifique (S – SI) en 2017-2019 (l’époque où les filières existaient encore) au lycée Robert Doisneau.
La SI au lycée m’a permis de découvrir 2 choses:
- Une matière qui m’a passionné, de par son côté concret et l’aspect résolution de problèmes
- Les classes préparatoires / écoles d’ingénieur pour la suite de mon parcours
J’ai poursuivi l’option SI en classe préparatoire, c’est l’une des matières où j’ai eu les meilleures notes aux concours des écoles d’ingénieur. Je dois probablement mon entrée à Centrale à ces points en plus. J’ai ensuite fait 3 ans en alternance à Centrale Marseille (École d’Ingénieur), au sein de Naval Group, en tant qu’apprenti Ingénieur DevOps (l’informatique orientée cloud). Je viens de valider mon diplôme et de signer un CDI en tant qu’ingénieur DevOps, toujours au sein de Naval Group.
5 ans après mon passage dans la filière SI, je suis fier de partager le parcours qui m’a permis d’accomplir des objectifs que je n’avais même pas imaginé en y entrant. Je tiens à remercier l’investissement de nos chers professeurs de SI, qui ont su transmettre leur engouement à un nombre non négligeable d’entre nous.
Quelques conseils pour les nouveaux jeunes:
– Il n’est jamais trop tard pour découvrir sa passion, j’ai découvert la mienne à 19 ans
– Soyez proactifs dans votre parcours, scolaire ou professionnel, les opportunités vont rarement vous tomber dans les mains
– Vous êtes capable d’aller beaucoup plus loin que ce que vous imaginez, croyez en vous et mettez-y l’effort
Salut salut ! Je me présente, je suis Aymen BOU ALI, étudiant en 3ème année d’école d’ingénieur à Polytech Sorbonne dans section électronique informatique ! J’ai pu suivre les cours de SI durant mon année de première (2019 – 2020).
Je me doute bien que vous avez choisi SI pour devenir ingénieur et je pense que c’est un très bon choix. Malheureusement, on vous demande de faire le choix entre 2 matières des 3 principales pour votre année de terminale. Je vous conseille de garder la physique et les maths puisqu’en prépa vous en aurez grandement besoin.
Mais ça ne signifie pas que la matière en elle-même ne sert à rien, au contraire c’est sûrement la seule matière qui vous fait réellement comprendre ce qu’est un projet (rien qu’en première on y touche déjà) ! J’ai beaucoup appris de mon année de première en SI et ça m’a bien servi en mécanique pour la prépa donc gardez vos cours hein !?
Personnellement, je pense que la SI m’a surtout appris à savoir où est-ce que je voulais m’orienter et ça m’a énormément boosté. J’ai maintenant un chemin sur lequel je souhaite me spécialiser et il se centre petit à petit sur un sujet qui me passionne. Actuellement, mon diplôme se base sur l’informatique et l’électronique mais je touche également à l’énergie au sens large. J’ai eu l’occasion de faire un semestre à l’étranger focalisé sur les énergies et qu’est-ce que c’est cool quand même !
Je pense que le plus important c’est de savoir qu’il n’existe pas une seule voie pour ce que vous souhaitez faire et l’ingénierie c’est sûrement le métier qui vous ouvrira le plus de portes.
Je me suis retrouvé à expliquer à des enfants comment un panneau photovoltaïque fonctionne, est-ce que c’était ce à quoi je pensais au départ pour mon futur ? Pas du tout, mais est-ce que ça m’a plu ? Oh que oui. Ce que je veux dire par là, soyez curieux, on ne nous le dit pas assez, on ne peut pas simplement écouter et intégrer ce qu’on nous dit, si on veut avoir le métier qui nous passionne, alors faisons notre possible pour !
Suite à mon parcours au lycée, j’ai rejoint une classe préparatoire avant d’intégrer Grenoble INP – Pagora, où j’ai centré mes études sur les biomatériaux, spécifiquement dans le domaine de la production du papier. Par la suite, j’ai suivi une formation en management avant de rejoindre une grande entreprise spécialisée dans la production de papier pour le carton ondulé en tant qu’ingénieure process. Surveillant le bon fonctionnement de la machine à papier, j’intervenais lors de défaillances, je supervisais les opérateurs sur site et je prenais part à des réunions visant à perfectionner la qualité du papier fabriqué. Bien que ce poste ait été très instructif, je ne me sentais pas entièrement en phase avec l’univers industriel. J’ai donc décidé de changer de cap vers l’enseignement et j’ai obtenu le CAPES en physique-chimie.
Je suis aujourd’hui professeure de physique dans un lycée du bassin d’Arcachon, où je m’épanouis pleinement dans mon travail. À terme, je voudrais enseigner la chimie ou la science des matériaux à l’université.








